31 octobre 2009
Spleen
Cher journal, j ai perdu le gout des choses simples.
La chaleur m etouffe, le soleil brule ma peau, le sel de la mer creuse de profonds sillons dans les plaies de mes pieds. Foutre dieu ! Ou sont passes les nuages dans ce pays ? Cette fine bruine qui mouille lentement puis rafraichie l ame au sortir du metro corvisart ? Tiens, aujourd hui encore du soleil ... et le ciel ? Bleu comme d habitude et vide aussi, toujours vide, comme les plages d ailleurs. Quelle idee de partir hors saison.
Puis on se lasse de tout, jouer dans les vagues, marcher le longs de sentiers abruptes, ici un string, la un autre ... sur une fille de 15 ans il me semble, oh, une noix de coco ? C est pour moi ? Non merci ca me balonne. Rien qu hier 36 huitres, a un euro la douzaine, j ai du me forcer pour finir, tout ici est un effort.
Le hamac se balance lancinant, et hop une legere nausee, a t on deja vu quelqu un avoir la nausee tranquillement installe dans son canape en jetant un oeil distrait sur 'Plus belle la vie' ? J en doute. Tu vois cher journal, il me prend a penser que je serais surement mieux devant un bon film de deuxieme partie de soiree, type Predator 2 ou Le mariage de mon meilleur ami, une bouteille des petites recoltes a moitie pleine sur la table et un camarade flatulant au nez du chat pour lui apprendre les bonnes manieres, ou mieux, dans une piece confinee, remplie de fumee, lancant les des dans l espoir fou d avoir une remise de 10% sur une arme a feu d occasion, ou mieux encore, les yeux mi-clos, fusionant au canape, un verre de whisky-coca tiede a la main devant un clip de shakira.
Et la, seul, face a la mer, au soleil couchant, j ai les doigts crispes sur un verre de caipirinha glace en attendant qu un nouveau jour se meure.
J ai perdu le gout des choses simples.
30 octobre 2009
Le chic s exporte
20 octobre 2009
Florilege
17 octobre 2009
Soon ...
03 février 2007
Chronique de l'ailleurs : La Tunisie 3
31 janvier 2007
Chronique de l'ailleurs : La Tunisie 2
La Tunisie c'est ...

29 janvier 2007
Chronique de l'ailleurs : La Tunisie 1
Ca c'est le port de Mahdia, petite bourgade archi-pas pittoresque de la côte tunisienne, ce qu'on ne voit pas ici c'est la plage dans mon dos à perte de vue. On ne voit pas non plus la succession d'hôtels démesurés au bord de celle-ci.
Là c'est l'amphitéatre d'El Jem le 3éme plus grand du monde ! Ca vous la coupe ça bande de branleurs !
Bientôt la suite en image ...

05 octobre 2006
Retro-journal de bord : Florence - Jour 4
L'effet papillon (mais presque)
04 octobre 2006
Retro-journal de bord : Florence - Jour 3
Voila, ça fait trois jours qu'on est à Florence et je sens que quelque chose à changer en moi... je suis pris de pulsions irréprécibles. Il faut que je fasse des photos. Beaucoup de photos. Enormément de photos. Trop de photos. Sans arrêt, l'appareil greffer à la main. C'est compulsif, j'y peux rien. Mais ça ne m'empêche pas d'être lucide et je souffre. Si, si. Du coup, je compense et je cède, et je fais encore plus de photos... Merde, je crois que ces touristes m'ont contaminé. Salauds !!
Que faire... un diaporama ?
03 octobre 2006
Retro-journal de bord : Florence - Jour 2
S'il est une chose pour laquelle Florence est une ville célèbre, c'est son patrimoine culturel et architectural. Patrimoine qui transforme cette cité en un musée géant et grouillant. J'aurais pu discourir en long et en large sur la richesse de ce patrimoine, cependant, une particularité a touché la sensibilité critique du vacancier que je fus durant cette semaine : le touriste. Car le touriste florentin a quelque chose que je n'avais pas vu auparavent, pas même à Paris, haut lieu du tourisme s'il en est. Alors que le touriste parisien est issu d'un élevage relativement modéré, qui lui confère une certaine liberté de mouvement, arpentant la capitale en petit cheptel avec parfois à sa tête un gentil pâtre à l'ancienne mais qui le plus souvent ne se distingue de l'autochtone que par l'appareil photo qu'il porte autour du coup, parfois un guide à la main. Le touriste florentin, c'est autre chose, c'est de l'industrie de pointe qui n'a rien à envier à l'élevage intensif de la filière avière. Le touriste florentin, c'est de la haute technologie. Le touriste florentin est un touriste Wi-Fi...
Son guide sillonne les artères de la ville, portant bien haut un étendard bigaré pour que chaque membre de son troupeau puisse bien le distinguer et le suivre sans se perdre. Il décrit alors, au creux de l'oreille de ses touristes par l'entremise d'un système de micro et d'oreillette, toutes les merveilles que recèle la cité des Médicis...
Parfois, il s'arrète aux points névralgiques afin que ses touristes puissent se repaitre de photos-souvenirs numériques. Et il reprend son périple, à toute berzingue, jusqu'à l'étable...
Comment un geek comme moi pouvait ne pas tomber sous le charme ? Haaaa ! Florence : un tourisme de qualité.
































